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3 kifs par jour, Florence Servan-Schreiber

18/09/2017

​Pourquoi le lire ?

 

« Avoir envie de se sentir plus investi et plus heureux dans sa vie suffit comme point de départ. »

 

3 kifs par jour, de Florence Servan-Schreiber est un livre optimiste sur le bonheur. Il propose à quiconque le souhaite de s’entraîner à être heureux et optimiste. Et d’apprendre aussi à être soi-même. Comment ? En s’observant être heureux. 

 

L’auteure n’a pas la prétention de savoir. Elle offre ses propres clés, ses connaissances et ses expériences dans un livre simple, pragmatique, et bien écrit. Elle n’a pas la prétention de savoir, et n’a pas de prétention tout court. 3 kifs par jour n’est pas animé par un intérêt égotistique, il est tourné vers les autres et vers chacun. En ce sens, ce livre est exactement un livre de développement personnel, dans son acception la plus humble et la plus vraie. 

 

Florence Servan-Schreiber ne donne pas de leçons. Ni gourou ni professeur, elle apprend tous les jours, et est partageuse. 

 

 

On en apprend des choses ?

 

« Rappelons qu’il ne faut pas confondre optimisme et pensée positive. L’optimiste est réaliste quand il se fixe des objectifs un peu trop hauts, car une partie de lui accepte le risque de ne pas réussir, pendant que l’autre donne le meilleur d’elle-même. La pensée positive suggère que l’on va forcément réussir. Elle se trompe peut-être. »

 

 

 

L’auteure s’appuie évidemment sur de nombreux travaux de psychologie humaniste, hédoniste, positive, etc. Mais loin d’être indigeste, Florence Servan-Schreiber est concrète. Des postulats aux recherches, des recherches aux études, des études aux tests, des tests aux résultats, des résultats aux expériences personnelles, l’auteure nous explique, propose des exemples, offre son avis et procure des conseils simples. 

 

3 kifs par jour est une marche, un tremplin pour quiconque cherche à embellir sa vie et s’épanouir, à se sentir mieux avec lui-même sans pour autant chercher l’ailleurs. L’auteure incite à questionner son existence. Elle encourage à s’observer, sans regarder son nombril. 

 

Le lecteur pourra ainsi s’essayer à lister les croyances qu’il a sur lui-même, lister ses « kifs », ses moments de grâce ; il pourra tenter d’écrire une lettre, d’éprouver de la gratitude, et de la transmettre. 

Il apprendra alors peut-être à se regarder autrement, sans jugements, pour se transformer, en déplaçant « le miroir de quelques centimètres ». 

 

 

Que comprendre ?

 

« Pour aller loin, on dit qu’il faut ménager sa monture. J’ajouterai qu’il faut aussi la connaître. Se ménager, c’est respecter ce que l’on est, honorer ce dont on a besoin, organiser ce qui nous préserve, choisir les dangers qui font grandir, se réjouir d’avoir les qualités que l’on a et dormir suffisamment pour en prendre soin. »

 

Florence Servan-Schreiber aborde de nombreux sujets simples : comment mesurer son bonheur ? Comment se faire confiance ? Rencontrer sa vocation ? Comment s’épanouir ? Comment rester connecté (aux autres) ? Ou comment inventer ses rituels ? Ces questions les unes à la suite des autres pourraient paraître clichées, générales, voire naïves. 

 

Rien n’est pour autant vérité absolue. Le livre de Florence Servan-Schreiber est organisé afin que le lecteur apprenne et s’interroge. S’interroge, puis apprenne. Des exercices, des questionnaires et des liens vers des sites internet sont disséminés : chacun peut aller plus loin, à son rythme et à sa manière.

 

L’intérêt et la valeur que Florence Servan-Schreiber insuffle dans ces questionnements se trouvent très exactement dans le fait qu’elle n’y répond pas. Ils reposent dans la proposition. Dans l’incitation à trouver sa propre valeur ajoutée. Sa propre valeur.

 

Florence Servan-Schreiber propose. Le lecteur dispose. Et s’il l’est, disposé, il apercevra peut-être le voyage le menant à ses propres réponses et son propre bonheur.  

 

Dans 3 kifs par jour, le lecteur pourra comprendre que le bonheur n’est pas « simple comme bonjour », et qu’il faut définitivement être volontaire pour être plus heureux. Mais le bonheur n’est pas loin, bien au contraire : il est parmi tous ces clichés, à portée de main, tant que l’on décide de se lancer, d’ouvrir sa main, de cueillir et de cultiver ce qui se trouve à notre portée. 

 

Alors Florence Servan-Schreiber murmure : pour trouver le bonheur, il est surtout nécessaire d’apprendre à se connaître sans se juger. S’accepter, voir le beau, le positif, le réel. En prendre soin. Accepter sa différence ou sa similitude. Et accepter d’être soi pour les développer, l’une, l’autre ou les deux.

 

« Pour être heureux, soyons humble et en éveil. »

 

 

Garder en mémoire : « Le bonheur ne se trouve pas dans la multiplication des plaisirs, mais à l’intersection d’un objectif qui en vaut la peine et de l’expérience que sa quête déclenche. »

 

L’itinéraire : Florence Servan-Schreiber, 3 kifs par jour, Éditions Marabout, 2011. 352 pages. 

 

Le guide : La box littéraire Kube

 

 

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