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L'arabe du futur, Riad Sattouf


Je n’avais jamais lu de romans graphiques. Je crois que ma dernière lecture de bandes dessinées remonte à ma jeunesse. Et encore, je n’ étais pas particulièrement attirée par ce mode d’expression. À l’époque, j’avais l’impression que c’était assez masculin, tant dans l’écriture que dans le lectorat.

Et c’est un peu par hasard que je suis tombée sur L’arabe du futur. J’en avais entendu parler au moment de sa parution, bien sûr. Et au moment de la parution du tome II, en piqûre de rappel. Mais je ne le cherchais absolument pas. Pourtant, quand je l’ai vu, j’ai eu instinctivement envie de l’acheter… Comme la moitié des ouvrages du rayon « romans graphiques » de la Fnac. Les talents sautent tant aux yeux que l'on a rapidement envie de repartir avec toute une pile de nouveautés, aussi néophyte que l’on soit.

Au pays de : « Ce livre raconte l’histoire vraie d’un enfant blond et de sa famille dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez Al-Assad ».

La naïveté

Comme je n’avais jamais lu de romans graphiques, je n’étais même pas sûre de « savoir » comment appréhender L’arabe du futur.

Saurai-je le lire ? Le comprendrai-je ? Est-ce que ça se lira « comme un livre »? Est-ce que j’aurai envie de le continuer ? Accrocherai-je tout autant à l’histoire ? À l’approche de la première page, je redoutais ma presque première fois.

L’émerveillement

Puis j’ai vite accroché. J’ai même eu du mal à m’arrêter.

Alors que d’emblée je me serai plutôt dite adepte de dessins léchés, fins et délicats, je m’émerveille devant le talent de Riad Sattouf. Devant l’ampleur du travail que suppose la mise en forme d’un roman comme celui-là. Devant la capacité de l’auteur à mettre en perspective des réflexions d’enfants, à les imbriquer dans une histoire plus « grande », dans un contexte plus sérieux.

Je me suis rendue compte, aussi, que j’étais très éloignée des « histoires d’enfants », sur les enfants, ou racontées par des enfants et que j’avais oublié à quel point elles sont universelles. À quel point les observations des enfants sont justes dans leur pureté, dans leur traduction brute de la réalité, dans leur ignorance des enjeux.

L’apprentissage

C’est impressionnant de voir à quel point il peut y avoir une véritable double lecture dans les romans graphiques, dans celui-là en tout cas.

Je suis, vignette après vignette, la vie et les histoires du petit Riad. Mais en même temps, en trame, en quelques mots, sans s’imposer, je suis, je comprends, j’apprends la Libye, la Syrie, les cultures.

Je n’ai pas fini, et je ne sais pas où l’histoire me mènera, mais là, L’arabe du futur est sous mon coude, et je n’attends qu’une chose, le continuer.

Le tip : Prévoyez d'acheter le tome II

L’itinéraire : Riad Sattouf, L’arabe du futur, Allary Éditions

, 2014, 160 p.

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