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Miss Cyclone, Laurence Peyrin


​ J’ai découvert Laurence Peyrin avec son titre, paru l’année dernière : La drôle de vie de Zelda Zonk. Curieuse et étonnée par l’histoire, j’en étais sortie un peu déçue.

Je viens de lire Miss Cyclone de la même auteure, l’inverse s’est produit.

Au pays de : « Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer. Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. »

Le doute

Quand le service presse de la maison d’édition Calmann Lévy m’a contactée avec, en pièce jointe, le résumé de Miss Cyclone, j’étais sceptique. Suis-je réellement le cœur de cible d’une histoire d’amitié adolescente se déroulant à New York ? D’un livre dont le titre est écrit en lettres capitales roses ?

Malgré mon appréhension, j’ai accepté de recevoir le livre pour plusieurs raisons : d’une part, je connaissais l’auteure, son style d’écriture et sa capacité à travailler intelligemment personnages et contexte ; d’autre part, il est parfois utile d’être à contre-emploi.

J’ai gardé, malgré tout, la lecture de Miss Cyclone pour l’été : il est difficile de se détacher de ses propres préjugés !

L’attachement

Je m’attendais à une histoire d’adolescents, un peu simple et pleine de bons sentiments, avec tour à tour drame, amour et « happy end ». J’ai découvert un livre sur l’indépendance et les choix, sur la vie qui malmène, qui empêche, qui choisit des cases et qui, sur un malentendu, peut encore faire des clins d’œil.

Miss Cyclone pourrait porter de nombreux adjectifs, « simple » n’en fait pas partie. Ce livre est le porte-parole de l’espoir relatif. Il aborde la vie en plein et en creux, les douleurs d’une mère de trop vouloir l’être et les douleurs d’une femme qui n’en est pas une.

Miss Cyclone traite avec discrétion et force des souffrances de femmes, celles qui se taisent, qui ne trouvent pas leur place, trop libres. Celles qui se terrent, ne trouvent pas leur place, esclaves de leurs non-choix.

Laurence Peyrin sait jouer des clichés pour aller au-delà. Tout est construit, de la ville à la temporalité, de la fiction à la réalité, l’auteure conduit chaque lecteur au cœur de son histoire. Avec précision, elle donne de la perspective à son roman, de sorte qu’il puisse résonner, encore et encore.

La phrase : « Et alors, tu étais d’accord ? »

Le tip : Ne vous fiez pas aux couvertures.

L’itinéraire : Laurence Peyrin, Miss Cyclone, Éditions Calmann Lévy, 2017. 344 pages.

Le guide : Le livre Miss Cyclone m’a été chaleureusement envoyé par le service presse de Calmann Lévy

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